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Propriétaire bailleur, la découverte de moisissures dans votre logement loué n’est pas un simple désagrément : c’est une alerte qui peut engager directement votre responsabilité. En France, la loi impose que tout bien loué soit décent et sain, protégé de l’humidité excessive. Lorsqu’un locataire vous signale la présence de moisissures, il est donc important de réagir rapidement. Responsabilités légales, prise en charge par l’assurance, plan d’action à suivre…, Manda vous accompagne pour savoir qui est responsable, quelles démarches entreprendre et quels travaux prévoir pour remettre votre logement en conformité.

Lorsqu’un locataire vous signale un problème de moisissure, votre rôle de propriétaire bailleur est immédiatement engagé. Le Code de la construction et de l’habitation et la loi du 6 juillet 1989 vous imposent de garantir au locataire un logement décent, sûr et salubre. La présence de moisissures importantes peut remettre en cause la décence du logement et justifier une mise en demeure, voire une suspension du loyer. Votre obligation ne consiste pas seulement à agir, mais à le faire rapidement (Source : Service Public, mise à jour le 21/03/2026).
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La notion de logement décent inclut l’absence d’humidité excessive et la protection contre les infiltrations. Vous devez notamment garantir :
Concrètement, si la moisissure résulte d’un défaut du bâti ou d’un équipement essentiel (VMC hors service, toiture poreuse, fissures structurelles), vous êtes responsable des travaux nécessaires pour rétablir la salubrité du logement (Source : Service Public, mise à jour le 12/07/2024).
⇨ Pour aller plus loin : “Quels sont les droits et les obligations du propriétaire bailleur ?”
En cas de signalement par votre locataire :
Ignorer ou retarder la prise en charge peut conduire à une action en justice, à une réduction du loyer, voire à une suspension du bail jusqu’à remise en conformité (Source : Anil, mise à jour le 05/11/2024).
Obligations du bailleur face à la moisissure
Dès qu’un problème d’humidité est constaté, la question de l’assurance se pose immédiatement. Faut-il déclarer le sinistre à votre propre assurance en tant que propriétaire non occupant (PNO), à l’assurance multirisque habitation (MRH) du locataire ou à l’assurance multirisque immeuble gérée par le syndic ? La réponse dépend une fois encore de l’origine des désordres.
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Chaque assurance couvre un périmètre précis :
À retenir : le bailleur doit donc identifier le périmètre de responsabilité avant toute déclaration.
⇨ Pour aller plus loin : “Assurance propriétaire bailleur : protéger son investissement locatif”
La déclaration de sinistre doit respecter certains délais et inclure des pièces justificatives :
En cas de doute sur le responsable, chaque partie peut déclarer le sinistre à son assurance. Les assureurs se chargeront ensuite de déterminer la répartition des responsabilités.
Assurance et humidité dans un logement loué
Pour un bailleur, il ne suffit pas de nettoyer les traces visibles : il faut documenter, diagnostiquer et corriger la cause. Voici une feuille de route chronologique pour gérer la situation.
Plan d’action pour le bailleur en cas de moisissure
⇨ Pour aller plus loin : “Comment un propriétaire peut-il engager des travaux pendant une location ?”
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En cas de moisissure, la responsabilité peut relever non seulement du bailleur et du locataire, mais aussi de la copropriété. Dès que l’origine probable touche aux parties communes, le syndic doit être impliqué.
Pour accélérer la prise en charge, adressez un courrier recommandé au syndic dès que l’origine commune est suspectée. Ce courrier doit :
Moisissure et rôle de la copropriété
Traiter un problème de moisissure ne se limite pas à effacer les taches visibles. Pour éviter la récidive et sécuriser votre investissement locatif, il faut prévoir un budget adapté et cibler en priorité les causes structurelles.
Bonne nouvelle : de nombreux travaux réalisés pour traiter l’humidité et la moisissure sont déductibles de vos revenus fonciers :
Ces dépenses peuvent donc réduire votre base imposable et alléger le coût réel des travaux. Pour plus de détails, voir notre guide complet sur les travaux déductibles des revenus fonciers.
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La manière dont vous communiquez avec votre locataire est aussi importante que les travaux réalisés. Une réponse claire, rapide et documentée permet de maintenir une relation de confiance et d’éviter un conflit.
Dès la réception du signalement, adressez un accusé de réception écrit confirmant que vous avez pris en compte la demande.
Exemple :
“Madame, Monsieur,
J’ai bien reçu votre signalement concernant l’apparition de moisissures dans [pièce concernée]. Je programme une visite de diagnostic le [date] afin d’identifier la cause et définir les solutions adaptées.
Cordialement,
[Nom du propriétaire]”
Après le diagnostic, envoyez un compte-rendu à votre locataire :
Dans certains cas, l’origine peut relever des habitudes du locataire (absence d’aération, linge séché sans ventilation, chauffage insuffisant).
Il est alors important de :
Communication bailleur-locataire
⇨ Pour aller plus loin : “Comment résoudre les litiges locatifs : le guide pratique”
La présence de moisissure dans un logement loué n’est jamais anodine. Pour un propriétaire bailleur, elle constitue à la fois un enjeu légal, financier et relationnel. L’obligation de fournir un logement décent impose d’agir rapidement, de manière structurée et documentée. En pratique : identifier la cause, mobiliser les bons interlocuteurs (assurance, syndic, artisans) et corriger durablement le problème.
En adoptant une communication transparente avec votre locataire et en conservant une traçabilité complète (photos, devis, courriers), vous limitez les litiges et valorisez votre bien. Enfin, n’oubliez pas que nombre de travaux engagés pour traiter l’humidité sont déductibles fiscalement, ce qui réduit leur coût réel.
Manda, votre syndic de copropriété spécialiste de la gestion locative moderne et rentable, se tient à votre disposition pour vous aider en cas de problème lié à l'apparition de moisissure dans un logement loué. N’hésitez pas à contacter nos experts pour toute question !
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Le bailleur doit assurer au locataire un logement décent, protégé de l’humidité excessive. En cas de moisissure liée à un défaut structurel (VMC, infiltration, défaut d’isolation), la responsabilité du propriétaire est engagée.
Un logement humide peut être considéré comme non décent. Le propriétaire doit diagnostiquer la cause et réaliser les travaux nécessaires. À défaut, le locataire peut saisir l’ADIL, la mairie ou la justice.
La responsabilité dépend de la cause : usage locataire (condensation) ou défaut du bâti (infiltration, remontées capillaires). Sans diagnostic, il est impossible de trancher.
Si l’humidité provient d’un défaut privatif (canalisation, VMC), l’assurance PNO du bailleur s’applique. Si elle touche les biens mobiliers, c’est la MRH du locataire. Si l’origine est une partie commune, l’assurance de la copropriété est sollicitée.
Répondre immédiatement au locataire, organiser un diagnostic, déclarer le sinistre à l’assurance si nécessaire et engager des travaux correctifs.
Elle est souvent liée à la condensation ou à une VMC défectueuse. Si l’installation est privative et vétuste, le bailleur doit intervenir. Si la ventilation est obstruée dans les parties communes, c’est au syndic d’agir.


