Manda, c'est l'agence de gestion locative qui met le digital au service de l'humain pour seulement 4,9 % TTC

200€
Offerts
⏱ Offre exclusive jusqu'au 31 septembre
Confiez votre bien en gestion locative à Manda et profitez de 200 € offerts sur vos frais de gestion. Réservé aux nouveaux mandats, pour une durée limitée.
Je profite de l'offre →Visitez en ligne et déposez votre candidature dès maintenant avec Manda !

Confiez votre copropriété à Manda et simplifiez la gestion de votre immeuble grace au digital !

Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet.
Vendez au meilleur prix et en toute transparence.

Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet.
Achetez au meilleur prix et en toute transparence.

La trêve hivernale est la période de l'année pendant laquelle un occupant ne peut pas être expulsé de son logement, même lorsqu'un juge a ordonné son départ. Prévue par l'article L412-6 du Code des procédures civiles d'exécution, elle protège chaque hiver les ménages concernés par une décision d'expulsion, sauf dans quelques cas limités fixés par la loi.
La loi repousse l'exécution de l'expulsion. Elle n'annule rien. Toute mesure d'expulsion qui n'a pas été exécutée au 1er novembre est suspendue jusqu'au 31 mars, puis reprend son cours. Cette nuance compte beaucoup pour les deux parties. Le locataire garde un toit pendant les mois les plus froids, mais sa situation juridique ne change pas. Le propriétaire, lui, ne perd aucun de ses droits. Il ne peut simplement pas faire intervenir les forces de l'ordre pour libérer le logement pendant cette période.
La trêve hivernale 2026-2027 commence le 1er novembre 2026 et se termine le 31 mars 2027 inclus. À partir du 1er avril 2027, une expulsion déjà ordonnée par un juge peut de nouveau être exécutée.
| Étape | Date |
|---|---|
| Début de la trêve hivernale | 1er novembre 2026 |
| Dernier jour de la trêve hivernale | 31 mars 2027 (inclus) |
| Fin de la trêve hivernale : reprise possible des expulsions | 1er avril 2027 |

La loi prévoit cinq situations dans lesquelles une expulsion peut être exécutée pendant la trêve hivernale :
| Exception | Ce que cela recouvre |
|---|---|
| Relogement | L'occupant se voit proposer un relogement qui correspond aux besoins de sa famille. |
| Immeuble dangereux | Le bâtiment fait l'objet d'un arrêté de mise en sécurité (anciennement « arrêté de péril »). |
| Squat | Des personnes sont entrées et se maintiennent sans droit dans le domicile d'autrui ou dans un local à usage d'habitation (exclusion élargie par la loi n° 2023-668 du 27 juillet 2023). |
| Domicile conjugal | Le juge aux affaires familiales a ordonné l'expulsion de l'un des époux du logement du couple. |
| Violences conjugales | Un conjoint, partenaire de Pacs ou concubin violent est expulsé en application d'une ordonnance de protection. |
En dehors de ces cas, un impayé de loyer, même important et ancien, ne permet pas d'expulser un locataire entre le 1er novembre et le 31 mars. Pour le squat, qui obéit à des règles et à des procédures spécifiques, vous trouverez tous les détails dans cet article sur la situation particulière d'un logement squatté.
Oui. Du 1er novembre au 31 mars, les fournisseurs d'énergie ne peuvent pas interrompre la fourniture de gaz ou d'électricité d'une résidence principale pour cause de factures impayées. Cette protection s'applique à tous les ménages, qu'ils soient locataires ou propriétaires. Les factures restent dues et peuvent être réclamées à la fin de la période.
Cependant, pour l'électricité, un fournisseur peut dans certains cas réduire la puissance disponible au lieu de couper le courant. Les ménages bénéficiaires du chèque énergie font l'objet de règles plus protectrices. Pour le propriétaire bailleur, la question se pose rarement de façon directe, car les contrats d'énergie sont en général au nom du locataire. Le problème devient plus concret quand les charges d'énergie sont collectives ou incluses dans les charges locatives.
Pendant la trêve hivernale, un propriétaire garde l'essentiel de ses moyens d'action. La procédure judiciaire et le recouvrement de la dette se poursuivent normalement. Une seule chose est reportée au 1er avril, l'exécution de l'expulsion par un commissaire de justice avec l'appui éventuel des forces de l'ordre. Vous pouvez donc avancer tout l'hiver pour être prêt au printemps.
| Action | Pendant la trêve |
|---|---|
| Exécution de l'expulsion avec le concours de la force publique | Suspendue jusqu'au 31 mars inclus |
| Coupure du gaz et de l'électricité pour impayés | Suspendue jusqu'au 31 mars inclus |
| Relance amiable du locataire et mise en jeu de la caution | Possible |
| Commandement de payer délivré par un commissaire de justice | Possible |
| Assignation devant le juge et obtention d'un jugement | Possible |
| Signification du jugement et du commandement de quitter les lieux | Possible |
| Saisies sur salaire ou sur compte bancaire pour recouvrer la dette | Possible |
| Préparation de la demande de concours de la force publique | Possible, pour une exécution à partir du 1er avril |
Vous trouverez le déroulé complet d'une procédure en cas d'impayé ainsi que les étapes qui mènent à une expulsion dans nos guides dédiés.
{{cta-gl}}
Oui. La trêve hivernale protège l'occupant contre l'expulsion, pas contre ses dettes. Tant que le bail court, le loyer et les charges restent dus chaque mois. Si le juge a résilié le bail, l'occupant doit une indemnité d'occupation jusqu'à son départ effectif. La dette peut donc continuer d'augmenter pendant tout l'hiver.
L'obligation de payer le loyer découle directement de la loi du 6 juillet 1989. L'indemnité d'occupation, fixée par le juge, correspond le plus souvent au montant du loyer et des charges. Ces sommes peuvent être recouvrées pendant la trêve, puis après le départ de l'occupant (voir comment récupérer les sommes dues une fois le logement libéré).
Pour un locataire en difficulté, la trêve est donc le moment de chercher une solution plutôt qu'un simple répit. Un accord de paiement, une aide du Fonds de solidarité pour le logement (FSL) ou un contact avec les services sociaux peuvent éviter que la dette devienne impossible à rembourser.
Un propriétaire qui force son locataire à partir, en changeant les serrures, en coupant l'eau ou en sortant ses affaires, commet un délit, pendant la trêve hivernale comme à tout autre moment de l'année. L'article 226-4-2 du Code pénal réprime ces pratiques par une peine d'emprisonnement et une amende importante.
Seul un commissaire de justice, muni d'une décision de justice et, si besoin, accompagné des forces de l'ordre autorisées par le préfet, peut procéder à une expulsion. Une « expulsion maison » expose aussi le bailleur à des dommages et intérêts, et elle ruine souvent une procédure qui était pourtant bien engagée.
Une procédure lancée au printemps ou en été arrive souvent à l'étape du jugement en plein hiver. Le propriétaire obtient alors une décision d'expulsion entre novembre et mars, mais ne peut la faire exécuter qu'à partir du 1er avril. Ces mois ne sont pas perdus, car ils servent à franchir les dernières étapes judiciaires.
Voici un exemple fictif, à titre illustratif. Les dates sont indicatives, car les délais réels dépendent de chaque tribunal et de chaque dossier.
| Date | Étape pour Marc, propriétaire d'un T2 à Lille (exemple fictif) |
|---|---|
| Juin 2026 | Premier loyer impayé. Marc relance son locataire, puis la caution. |
| Juillet 2026 | Commandement de payer délivré par un commissaire de justice. |
| Septembre 2026 | Assignation devant le juge des contentieux de la protection. |
| 1er novembre 2026 | Début de la trêve : la procédure continue. |
| Décembre 2026 | Audience. Le juge constate la résiliation du bail et ordonne l'expulsion. |
| Janvier 2027 | Jugement signifié, puis commandement de quitter les lieux délivré à l'occupant. |
| À partir du 1er avril 2027 | Fin de la trêve : l'expulsion peut être exécutée, avec le concours de la force publique si nécessaire. |
Sur l'ensemble de la période, l'indemnité d'occupation continue de s'accumuler. Les frais de procédure aussi… Pour mieux les anticiper, découvrez le coût de l'intervention d'un commissaire de justice. Le commandement de payer, première étape formelle du calendrier, doit respecter des mentions précises : consultez les conditions de validité de ce document.
Une fois la trêve levée, l'expulsion n'est pas automatique. Si le jugement a été signifié et que le délai du commandement de quitter les lieux est écoulé, le commissaire de justice demande au préfet le concours de la force publique, sans nouvelle décision du juge. Le préfet examine la demande et peut la retarder, voire la refuser.
En pratique, les demandes de concours affluent au printemps. Pour se prononcer, le préfet tient compte de la situation de l'occupant et de l'ordre public. L'expulsion a donc rarement lieu dans les tout premiers jours d'avril. Si le locataire ne part toujours pas, voici la marche à suivre si le départ n'a pas lieu.
Si le préfet refuse d'accorder la force publique pour exécuter l'expulsion, l'État engage sa responsabilité et le propriétaire peut demander à être indemnisé. Depuis le décret n° 2025-1052 du 3 novembre 2025, entré en vigueur le 7 novembre 2025, cette responsabilité court dès le refus explicite ou deux mois après la demande restée sans réponse.
L'indemnisation couvre en principe les pertes subies du fait du maintien de l'occupant dans les lieux. Les conditions, le calcul et les démarches sont détaillés dans notre article sur le mécanisme d'indemnisation par l'État dans ce cas.
Pour que la trêve hivernale ne rallonge pas un impayé de plusieurs mois, le propriétaire a intérêt à réagir dès le premier retard, à engager les démarches formelles avant l'automne et à se protéger en amont. Une garantie loyers impayés, un dialogue ouvert avec le locataire et les dispositifs publics d'aide limitent fortement l'impact financier.
| Moment | Checklist du bailleur |
|---|---|
| Dès le premier impayé | Contacter le locataire, comprendre la cause, proposer un échéancier écrit, prévenir la caution. |
| Avant le 1er novembre | Si rien ne bouge, faire délivrer le commandement de payer sans attendre, pour viser une audience au plus tôt. |
| Pendant la trêve (novembre à mars) | Poursuivre la procédure, faire signifier le jugement et le commandement de quitter les lieux, demander des saisies si nécessaire. |
| À partir du 1er avril | Faire demander le concours de la force publique si le délai de quitter les lieux est écoulé. |
| En prévention, dès la mise en location | Sélection rigoureuse du dossier, clause résolutoire dans le bail, garantie loyers impayés ou caution solide. |
Une garantie loyers impayés verse les loyers au propriétaire, dans les limites prévues par le contrat, y compris pendant les mois où l'expulsion est bloquée. Pour comparer les options, découvrez les détails de cette solution d'assurance contre les impayés et le versement direct de l'aide au logement au propriétaire. Du côté du contrat, une clause du bail qui accélère sa résolution évite de devoir prouver une faute grave devant le juge.
Beaucoup de bailleurs attendent plusieurs mois de retard de loyer avant de réagir, et c'est souvent ce délai qui fait tomber le jugement en plein hiver. Pour y voir clair, consultez notre article sur le seuil qui déclenche une action du propriétaire.
Dans chaque département, la CCAPEX (Commission de coordination des actions de prévention des expulsions) examine les situations d'impayés pour trouver des solutions avant l'expulsion. Le FSL (Fonds de solidarité pour le logement) peut accorder au locataire une aide ou un prêt pour rembourser sa dette. Ces dispositifs aident le locataire à garder son logement et permettent souvent au propriétaire d'être payé plus vite qu'avec une procédure menée jusqu'au bout.
Déléguer ce suivi à un professionnel permet aussi de ne laisser passer aucune échéance : c'est l'intérêt d'un accompagnement professionnel pour la gestion de votre bien.
L'expérience de Paul, propriétaire d’un T3 à Bordeaux :
“Lorsqu’un retard de paiement est survenu à l’approche de la trêve hivernale, je ne savais pas comment réagir ni quelles démarches envisager. Mon gestionnaire Manda m’a expliqué les étapes possibles, a assuré les échanges avec le locataire et m’a tenu informé du suivi du dossier. Cet accompagnement m’a permis d’aborder cette période un peu plus sereinement, sans avoir à gérer seul une situation délicate.” (Source : avis client Manda).
{{cta-gl}}
Il existe des dispositions spécifiques en outre-mer. En raison des différences climatiques, la trêve hivernale y est remplacée ou complétée par une trêve cyclonique ou une trêve pluviale. Conformément à l'article L. 611-1 du Code des procédures civiles d'exécution, les dates et durées de ces trêves (entre 3 mois et demi et 4 mois) sont fixées par arrêté préfectoral dans chaque territoire. Pendant ces périodes, les expulsions locatives sont suspendues de la même manière qu'en métropole.
Pour un étudiant locataire d'un logement classique, la trêve hivernale s'applique normalement. Pour les résidences universitaires ou les logements attribués pour la durée des études (type CROUS), la trêve hivernale ne s'applique pas aux étudiants qui ne remplissent plus les critères d'attribution (fin des études, perte du statut d'étudiant, non-justification de la scolarité).
La trêve hivernale a pour but de protéger les personnes dans leur lieu de vie. Un local exclusivement commercial ou professionnel n'est pas concerné, et son occupant peut être expulsé en hiver. Pour un bail mixte, où le preneur vit aussi dans les lieux, la trêve s'applique, car la protection de la partie habitation "absorbe" la partie commerciale.
Non, pour un locataire ou un ancien locataire entré régulièrement dans les lieux, le juge ne peut pas écarter la trêve en dehors des cas prévus par la loi. Le texte lui permet en revanche de supprimer le bénéfice de la trêve pour des personnes entrées par la force, la menace ou la ruse dans certains lieux autres qu'un domicile.
Non. Le délai de deux mois qui suit le commandement de quitter les lieux (article L412-1 du Code des procédures civiles d'exécution) continue de courir pendant l'hiver. Le juge peut cependant réduire ce délai, le supprimer dans certains cas, ou accorder à l'occupant des délais supplémentaires, qui s'ajoutent alors à la trêve.
Non. La trêve hivernale concerne uniquement l'exécution des expulsions et les coupures d'énergie. Les saisies sur compte ou sur salaire, les relances d'un créancier et les échéances d'un crédit immobilier suivent leur cours normal en hiver. Seule l'expulsion d'un logement, y compris après une saisie immobilière, est reportée au 1er avril.
