Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet. Vendez au meilleur prix et en toute transparence.

Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet. Vendez au meilleur prix et en toute transparence.

Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet. Vendez au meilleur prix et en toute transparence.

Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet. Vendez au meilleur prix et en toute transparence.

Bénéficiez de l'expertise de nos conseillers immobiliers pour votre projet. Vendez au meilleur prix et en toute transparence.

L'investissement locatif sans apport consiste à emprunter la totalité de l'opération, prix du bien et frais annexes, sans mobiliser d'épargne personnelle. C'est ce qu'on appelle un prêt à 110 %. La pratique reste possible en 2026 car aucune disposition légale n'impose d'apport minimum pour un crédit immobilier. Les banques financent d'ailleurs plus volontiers un projet locatif qu'une résidence principale sans apport, parce que les loyers remboursent une partie de la mensualité. L'accord dépend de trois facteurs : votre taux d'endettement une fois les loyers pondérés, votre statut d'occupation actuel et le rendement visé du bien.

Un prêt à 110 % est un crédit immobilier qui finance à la fois le prix d'achat du bien et l'ensemble des frais annexes de l'opération : frais de notaire, frais de garantie, frais de dossier bancaire et, selon les cas, honoraires d'agence. Le chiffre de 110 % vient du fait que ces frais représentent environ 10 % du prix dans l'ancien.
Quand une banque demande un apport, elle ne demande pas de financer une partie du bien. Elle demande de couvrir les frais qui, en cas de revente immédiate, ne seraient pas récupérés. C'est pour cela que l'apport standard tourne autour de 10 % du prix.
Les frais de notaire dans l'ancien sont aujourd'hui à prendre par le haut de la fourchette. La loi de finances pour 2025 a autorisé les conseils départementaux à relever leur taux de droits de mutation à titre onéreux de 4,5 % à 5 %, une hausse applicable du 1er avril 2025 au 30 avril 2028. La grande majorité des départements l'a votée. Certains ont instauré en parallèle une réduction pour les primo-accédants, mais elle porte sur l'acquisition d'une résidence principale. Elle ne s'applique donc pas à un achat locatif.
Les honoraires d'agence dépendent de la rédaction de l'annonce. Quand le prix affiché est « FAI » (frais d'agence inclus), les honoraires inclus sont dans le prix, donc dans le montant emprunté. Quand ils sont à la charge de l'acquéreur en sus, certaines banques refusent de les financer.
Bon à savoir : un prêt à 110 % ne finance en revanche presque jamais l'ameublement obligatoire d'une location meublée ni la constitution d'une trésorerie de départ.
Trois situations obtiennent un financement à 110 % sans difficulté particulière : être déjà propriétaire de sa résidence principale, disposer d'une épargne que l'on choisit de ne pas mobiliser ou présenter un bien dont le rendement couvre la mensualité.
Vous êtes déjà propriétaire de votre résidence principale, remboursée ou en fin de crédit. C'est le profil le plus favorable. Vous avez démontré votre capacité à porter un emprunt immobilier jusqu'au bout, et votre taux d'endettement est dégagé. Un banquier financera ce profil sans apport plus facilement qu'un primo-accédant disposant de 15 000 € de côté.
Vous avez une épargne que vous choisissez de ne pas mobiliser. Un emprunteur qui dispose de 20 000 € et préfère les conserver en réserve est un excellent dossier. Un emprunteur qui n'a rien du tout est un dossier fragile, quelle que soit la qualité du bien.
Vous présentez un bien à fort rendement dans une zone à forte demande locative. Quand le loyer couvre la mensualité, le risque de la banque diminue. Un bien qui s'autofinance compense un profil moyen.
À l'inverse, cumuler absence d'apport, absence d'épargne et absence de CDI ferme quasiment toutes les portes. Il faut tenir sur au moins l'un de ces trois axes.
À partir de cinq réponses positives sur sept, un dossier sans apport se présente sans complexe.
Le loyer projeté ne compte qu'à 70 %, et le loyer de la résidence principale entre dans les charges si l'on est locataire. C'est l'étape qui décide de tout ; notre guide détaillé du calcul du taux d'endettement pour un crédit immobilier reprend la méthode bancaire pas à pas.
Solder les crédits à la consommation, supprimer les découverts, alimenter un compte épargne même faiblement. C'est exactement la période que la banque examinera.
Loyers réellement constatés dans le quartier, charges de copropriété des trois derniers exercices pour un appartement, montant de la taxe foncière, DPE, et procès-verbaux d'assemblée générale pour repérer les travaux votés ou à venir. Ces pièces s'obtiennent auprès du vendeur ou du syndic de copropriété.
Prix d'acquisition, frais, loyer, charges, mensualité, cash-flow mensuel, rendement net. Peu d'emprunteurs le font, et cela prouve au banquier que l'opération qu'il finance est comprise.
Les demandes multiples et rapprochées sont visibles et desservent le dossier.
Elle entre dans le calcul du taux d'endettement au titre du plafond des 35 %. Une délégation d'assurance suffit parfois à faire basculer un dossier limite.
Un investissement immobilier sans apport se défend mieux devant un banquier qu'un achat de résidence principale sans apport, pour une raison simple : le bien produit un revenu qui rembourse une partie de la dette.
Deux plafonds encadrent tout crédit immobilier en France, y compris pour un investissement locatif.
La décision du Haut Conseil de stabilité financière du 29 septembre 2021, juridiquement contraignante depuis 2022, plafonne le taux d'endettement à 35 % assurance comprise et la durée des prêts à 25 ans, portée à 27 ans en cas d'achat en VEFA avec différé ou de travaux représentant plus de 10 % de l'opération. Les banques peuvent déroger à ces critères sur 20 % de leur production trimestrielle de crédits immobiliers. Cette marge est elle-même encadrée par la décision du 29 juin 2023 : d'après la mesure publiée par le HCSF sur economie.gouv.fr, au moins 70 % de la flexibilité doit bénéficier aux acquéreurs de leur résidence principale et au moins 30 % aux primo-accédants, les 30 % restants, soit 6 % de la production trimestrielle, étant libres d'utilisation. C'est le couloir dans lequel passe un dossier d'investisseur hors “normes”.
Le taux d'usure est le TAEG maximal légal auquel une banque a le droit de prêter, révisé chaque trimestre par la Banque de France. Il porte sur le coût total du crédit : intérêts, assurance emprunteur, frais de dossier, garantie et courtage compris. Selon service-public.fr, les seuils applicables à compter du 1er juillet 2026 sont de 5,29 % pour les prêts à taux fixe de 20 ans et plus, 4,57 % entre 10 et 20 ans, et 4,07 % en dessous de 10 ans. Ce plafond a été relevé au 1er juillet 2026, ce qui élargit la marge disponible pour intégrer l'assurance dans un dossier tendu.
Hypothèses retenues : un bien à 139 000 €, une opération à 150 000 € frais inclus, un emprunt sur 20 ans à 3,45 % de taux nominal et une assurance emprunteur à 0,34 % par an du capital initial. La mensualité ressort à 909 € assurance comprise. Le loyer projeté est de 950 €, retenu à 665 € par la banque. L'emprunteur perçoit 2 800 € nets par mois et n'a aucun crédit en cours.
Sa base de calcul est donc de 2 800 + 665 = 3 465 €, et son plafond de charges à 35 % est de 1 213 €.
Pour le locataire, il ne reste que 413 € de mensualité disponible sous le plafond des 35 % (3 465 € - 909 €), soit une capacité d'emprunt d'environ 68 000 € sur 20 ans aux conditions de 2026. Le projet à 150 000 € est hors de portée en l'état.
C'est pourquoi la question « suis-je propriétaire de ma résidence principale ? » pèse plus lourd dans un montage sans apport que la question « ai-je de l'épargne ? ». Cela ne ferme pas la porte aux locataires mais impose de viser un bien moins cher, ou d'emprunter à deux, par exemple via une SCI.
Aucun établissement ne prête sans apport par principe. La politique d'octroi varie d'une agence à l'autre, d'un trimestre à l'autre, et selon la marge de dérogation HCSF encore disponible sur le trimestre en cours.
À retenir : le recours à un courtier a un intérêt spécifique dans un financement sans apport : l'information sur la flexibilité résiduelle de chaque établissement n'est pas accessible en poussant la porte d'une agence.
Il faut viser 8 % de rendement brut minimum pour qu'une opération financée à 110 % s'équilibre aux taux de 2026. En dessous de 7 %, le montage suppose un effort d'épargne mensuel de la part de l'investisseur.
Le calcul se base sur les mêmes hypothèses que la simulation précédente, avec un bien à 139 000 €, une opération à 150 000 € frais inclus et une mensualité de 909 € assurance comprise. Les rendements ci-dessous sont calculés sur le prix du bien hors frais, comme le veut la méthode usuelle de calcul de la rentabilité locative.
L'équilibre n'est atteint qu'à partir de 8 %. Et ces chiffres ignorent encore la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l'assurance propriétaire non occupant et les périodes sans locataire. Une taxe foncière de 900 € par an, soit 75 € par mois, suffit à faire repasser le cas à 8 % en cash-flow négatif.
Conséquence concrète sur le choix géographique : les investissements sans apport se font rarement dans les grandes métropoles tendues, où les rendements bruts tournent souvent autour de 3 à 4 %. Ils se concentrent sur les villes moyennes, les petites surfaces, et les montages qui améliorent le rendement : location meublée, colocation, résidence étudiante ou immeuble de rapport.
Un rendement affiché à 9 % dans une commune qui perd des habitants n'est pas un rendement, c'est une hypothèse.
Quatre indicateurs doivent être vérifiés avant de s'engager :
Un bien qui se reloue en dix jours vaut mieux qu'un bien qui rapporte deux points de plus mais reste vide deux mois par an.
Un bien fortement décoté avec un rendement théorique élevé cache souvent une mauvaise étiquette énergétique. Or, en application de la loi Climat et Résilience du 22 août 2021, les logements classés G au DPE ne peuvent plus faire l'objet d'un nouveau bail en France métropolitaine depuis le 1er janvier 2025. Les classes F suivront au 1er janvier 2028, et les classes E au 1er janvier 2034. Notre guide des règles du DPE pour louer et rester en conformité reprend le calendrier complet, et la réforme du DPE 2026 précise ce qui change pour les baux en cours.
Acheter une passoire thermique sans apport revient à acquérir un actif qui ne produira pas de loyer avant plusieurs mois, alors que la mensualité court dès le premier mois. Le coût des travaux doit être intégré au montant emprunté, sur devis, en tenant compte des aides financières mobilisables pour améliorer le DPE d'un bien locatif, ou le bien doit tout simplement être écarté.
Dans un montage sans apport, la performance de l'investissement dépend moins du prix d'achat que de la capacité à limiter la vacance locative et à sécuriser les loyers.
Avec 20 % d'apport, la mensualité est réduite et le cash-flow dispose d'un matelas. Un mois sans locataire est désagréable mais non problématique. Sans apport, la mensualité est à son maximum et le cash-flow est, au mieux, à l'équilibre ; le même mois sans locataire devient un problème de trésorerie.
Sur le tableau précédent, un bien à 8 % de rendement brut, loué 927 € pour une mensualité de 909 €, l'excédent théorique est de 18 € par mois, soit 216 € par an. Il est déjà effacé par la seule taxe foncière. Voici ce que coûte chaque incident, en euros réels.
Il faut donc intégrer trois réflexes dès le montage du projet, avant la signature du compromis.
Investir en SCI sans apport est possible, mais la société ne change pas les règles du jeu : les associés se portent caution personnelle et les banques appliquent les mêmes critères de prudence à leur situation individuelle. La SCI apporte de la souplesse dans la détention et la transmission, pas de la capacité d'emprunt supplémentaire.
Le LMNP sans apport rapproche mécaniquement le bien du seuil des 8 % de rendement, puisque la location meublée génère un loyer supérieur de 10 à 20 % à la location nue à surface équivalente. Notre comparatif de la fiscalité entre location meublée et location vide chiffre l'écart. Deux contreparties cependant :
Le LMNP reste pertinent sur un horizon de détention long, pas pour une opération destinée à être revendue dans cinq ans. Pour arbitrer, voir notre guide de l'amortissement en LMNP et le comparatif micro-BIC / régime réel.
Côté fiscalité, le dispositif Pinel a pris fin le 31 décembre 2024 et il n'est plus possible de réaliser un nouvel investissement à ce titre, comme le confirment le ministère de la Transition écologique. Dans l'ancien avec travaux, le dispositif Denormandie reste ouvert, prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2024. Le déficit foncier demeure mobilisable en location nue.
Investir dans l’immobilier locatif sans apport personnel reste possible, à condition de présenter un projet solide et un dossier bancaire rassurant. La stabilité des revenus, la maîtrise de l’endettement, la bonne gestion des comptes et la cohérence entre le prix du bien, les loyers attendus et les charges prévisionnelles sont déterminantes pour obtenir un financement.
L’absence d’apport ne doit toutefois pas conduire à sous-estimer les risques. Vacance locative, travaux imprévus, fiscalité ou baisse temporaire des revenus peuvent déséquilibrer l’opération. Il est donc essentiel de conserver une épargne de précaution, d’étudier précisément la rentabilité réelle du logement et de choisir un bien adapté à la demande locale. Un investissement locatif sans apport se prépare ainsi comme tout projet patrimonial, avec méthode, réalisme et une vision à long terme.
Vous souhaitez en savoir plus ou être accompagné dans votre projet ? N’hésitez pas à contacter les experts de Manda !
Oui. Aucune disposition légale n'impose d'apport minimum pour un crédit immobilier : l'exigence de 10 % est une pratique bancaire. Les banques accordent plus volontiers un prêt à 110 % pour un investissement locatif que pour une résidence principale, parce que les loyers couvrent une partie de la mensualité. Le dossier doit respecter le plafond d'endettement de 35 % fixé par le HCSF et porter sur un bien dont le rendement est cohérent.
Un prêt à 110 % est un crédit immobilier qui finance le prix du bien et l'ensemble des frais annexes : frais de notaire, frais de garantie, frais de dossier et, selon les cas, honoraires d'agence. Ces frais représentent environ 10 % du prix dans l'ancien, d'où l'appellation.
Aucune banque n'a de politique généralisée en la matière. La décision dépend de l'agence, du trimestre et de la marge de dérogation HCSF encore disponible. Les banques de réseau régionales et les établissements spécialisés en gestion de patrimoine sont généralement plus ouverts que les banques en ligne, dont le scoring automatisé tolère mal les dossiers atypiques.
Environ 8 % de rendement brut pour que l'opération s'équilibre aux taux de 2026, une fois intégrées la taxe foncière, les charges non récupérables et une provision pour vacance locative. En dessous de 7 %, le montage suppose un effort d'épargne mensuel. La méthode complète figure dans notre guide du calcul de la rentabilité locative.
Les banques ajoutent environ 70 % du loyer projeté aux revenus de l'emprunteur, puis rapportent l'ensemble des charges de crédit, y compris le loyer de la résidence principale si l'emprunteur est locataire, à ce total. Le résultat doit rester sous 35 %, assurance emprunteur comprise. Le détail du calcul est expliqué dans notre article sur le taux d'endettement locatif.
Oui, mais la capacité d'emprunt est nettement réduite, puisque le loyer actuel pèse dans le calcul. Sur les hypothèses de cet article, 2 800 € de revenus, un loyer de 800 €, un bien loué 950 €, la capacité tombe autour de 68 000 €, contre 150 000 € pour le même profil propriétaire de sa résidence principale. La solution passe souvent par un bien moins cher ou par un achat à deux, éventuellement en SCI.
C'est plus difficile mais pas impossible. Un indépendant, un chef d'entreprise ou une profession libérale peut obtenir un financement sans apport en présentant trois exercices comptables lisibles et une trésorerie cohérente. En revanche, cumuler absence d'apport, absence de CDI et absence d'épargne rend l'accord très improbable.
En présentant le bien avant son profil : loyers constatés dans le secteur, charges de copropriété réelles, taxe foncière, DPE et procès-verbaux d'assemblée générale. Un prévisionnel d'une page avec cash-flow mensuel et rendement net complète le dossier. Les comptes bancaires doivent être assainis trois à six mois avant le dépôt.
Avec apport, la mensualité baisse et le cash-flow respire, mais du capital est immobilisé et l'effet de levier est réduit. Sans apport, l'épargne est conservée et le levier maximisé, au prix d'une marge de manœuvre plus étroite. La question pertinente n'est pas « avec ou sans apport » mais « quel montant faut-il impérativement garder disponible après l'achat ».
Non. Le PTZ est réservé à l'acquisition d'une résidence principale par un primo-accédant. Il ne peut pas financer un bien destiné à la location.


