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Depuis le 1er janvier 2026, le coefficient de conversion de l'électricité dans le calcul du DPE est passé de 2,3 à 1,9 (arrêté du 13 août 2025). Environ 850 000 logements chauffés à l'électricité ont automatiquement gagné une ou deux classes énergétiques, sans aucun travaux. Ce reclassement peut avoir des conséquences directes sur votre droit de louer, le gel de votre loyer et votre stratégie patrimoniale.
L'essentiel
Seuls les logements avec un chauffage électrique sont concernés. Aucun ne voit sa classe baisser. Les DPE réalisés avant 2026 restent valables 10 ans mais peuvent être mis à jour gratuitement sur le portail ADEME, sans nouvelle visite du diagnostiqueur. Un logement qui passe de G à F peut être reloué. Un logement qui passe de F à E voit son loyer dégelé. Le calendrier d'interdiction (F en 2028, E en 2034) reste inchangé.

Pour rappel, le DPE convertit la consommation réelle d'un logement (énergie finale) en énergie nécessaire à sa production et son transport (énergie primaire).
Avant 2026, le coefficient de l'électricité était fixé à 2,3 : chaque kWh consommé comptait pour 2,3 kWh dans le calcul. Ce niveau ne reflétait plus la réalité du mix électrique français, produit à plus de 90 % par des sources décarbonées (nucléaire et renouvelables). La réforme corrige cette distorsion en abaissant le coefficient à 1,9, aligné sur la valeur européenne standard. C'est un ajustement technique, pas une amélioration physique du bâtiment.
Seuls les logements dont le chauffage principal est électrique sont directement impactés par la réforme. Selon les estimations officielles, environ 850 000 logements vont sortir du statut de passoire énergétique (classes F et G), sur les 4,8 millions recensés en France. Ce reclassement concerne principalement les convecteurs électriques, les radiateurs à inertie, les planchers chauffants électriques et les pompes à chaleur.
Les logements chauffés au gaz, au fioul ou au bois ne sont pas concernés : leur coefficient de conversion reste fixé à 1, inchangé par la réforme.
Les pompes à chaleur (PAC) sont les grandes gagnantes de la réforme. Leur coefficient de performance (COP) élevé, combiné au nouveau coefficient de conversion réduit, améliore significativement leur contribution au classement DPE. Les chauffe-eau thermodynamiques et les systèmes solaires thermiques avec appoint électrique bénéficient également du changement, bien que dans une moindre mesure.
Pour les convecteurs électriques classiques, le gain dépend de la qualité de l'isolation du bâtiment. Un logement bien isolé avec des convecteurs avait souvent un DPE F ou G uniquement à cause du coefficient de conversion élevé et peut désormais passer en D ou E. Un logement mal isolé reste mal classé même avec le nouveau coefficient, car l'isolation reste le facteur déterminant de la consommation réelle.
Le DPE 2021 pénalisait souvent les studios et les petits appartements en raison d'une forte consommation par m². Le DPE 2026 corrige partiellement ce biais grâce à un recalibrage du modèle. Les petites surfaces seront moins systématiquement classées F ou G. Pour les propriétaires d'un studio ou d'un T1 chauffé à l'électricité, le reclassement peut donc être double, car l'effet du nouveau coefficient s'ajoute à la correction spécifique aux petites surfaces.
Les DPE édités à compter du 1er janvier 2026 intègrent automatiquement le nouveau coefficient.
Les DPE déjà réalisés restent valables pendant 10 ans. Si le nouveau mode de calcul permet une amélioration du classement, la mise à jour est possible gratuitement, sans nouvelle visite du diagnostiqueur, sur le site de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME.
La procédure est simple : rendez-vous sur le portail, saisissez le numéro unique de votre DPE (figurant sur votre diagnostic) et l'outil recalcule automatiquement votre étiquette avec le nouveau coefficient. Si votre classe s'améliore, vous pouvez télécharger une attestation mise à jour. Cette attestation a la même valeur juridique que le DPE original pour les démarches de location ou de vente.
Dans la grande majorité des cas, la génération gratuite sur le portail ADEME suffit. Vous n'avez pas besoin de faire intervenir un diagnostiqueur et de payer un nouveau diagnostic (entre 100 et 300 € selon la surface et la région). La génération s'applique à tous les DPE réalisés après le 1er juillet 2021.
Un nouveau DPE complet est en revanche nécessaire si votre DPE date d'avant juillet 2021 (il n'est plus valable depuis janvier 2025), si vous avez réalisé des travaux d'amélioration depuis le dernier diagnostic (isolation, remplacement du chauffage, installation d'une pompe à chaleur) ou si vous souhaitez valoriser précisément votre bien lors d'une vente avec des données actualisées.
Oui. Un DPE réalisé entre juillet 2021 et décembre 2025 reste valable 10 ans. La réforme de 2026 ne l'invalide pas. En revanche, si le recalcul gratuit via le portail ADEME indique que votre logement gagne une classe, vous pouvez télécharger une attestation actualisée. C'est cette attestation qui doit être remise au locataire ou à l'acheteur pour bénéficier des nouvelles dispositions (levée du gel de loyer, droit de louer un bien anciennement classé G...).
Oui, à condition de générer votre attestation DPE sur le portail ADEME avant de signer. Depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G sont interdits à la location pour tout nouveau bail. Si votre logement est reclassé F grâce au nouveau coefficient, il redevient légalement louable, à condition de disposer d'une attestation DPE actualisée qui atteste du nouveau classement F.
Attention : un logement classé F reste soumis au gel des loyers (aucune révision annuelle possible, aucune augmentation à la relocation) et sera interdit à la location à partir du 1er janvier 2028. La réforme vous donne de l'oxygène à court terme, mais pas une solution définitive.
Pour affiner votre stratégie patrimoniale à long terme, notre guide sur les passoires thermiques et l'interdiction de location détaille le calendrier complet des restrictions à venir.
Cela dépend de votre nouveau classement. Si votre logement passe de G à F grâce à la réforme, le loyer reste gelé : la classe F est toujours soumise à l'interdiction de révision. Si votre logement passe de F à E ou mieux, le gel des loyers est levé et vous retrouvez le droit de réviser le loyer selon l'indice de référence des loyers (IRL), sous réserve que votre bail comporte une clause de révision.
Pour bénéficier de la levée du gel, vous devez régénérer votre attestation DPE sur le portail ADEME, la remettre à votre locataire, puis adresser une demande de révision conforme aux règles légales. Notre article sur l'augmentation du loyer en cours de bail détaille la procédure exacte.
Non. La réforme du coefficient électrique s'applique bien aux locaux commerciaux dans leur calcul de DPE, mais le calendrier réglementaire d'interdiction de location des locaux tertiaires énergivores suit ses propres règles, distinctes de celles applicables aux logements d'habitation. Le DPE tertiaire et le dispositif éco-énergie tertiaire (DEET) obéissent à des mécanismes différents. Si vous êtes propriétaire d'un local commercial, consultez un professionnel pour évaluer l'impact de la réforme sur votre situation.
La réforme corrige un biais de calcul, elle ne modifie pas la réalité physique du bâtiment.
Un logement dont les fenêtres datent de 1980, dont les combles ne sont pas isolés et dont le chauffage électrique est vétuste consomme autant qu'avant le 1er janvier 2026. Seule son étiquette administrative a changé. Les factures d'énergie restent identiques malgré le nouveau classement. Si votre logement est mal isolé, votre locataire conserve le droit d'exiger des travaux au titre du logement décent, même si le DPE affiche désormais une meilleure étiquette.
Pour améliorer concrètement la performance de votre logement et pas seulement son étiquette, notre guide sur comment améliorer son DPE détaille les travaux les plus efficaces.
La réforme du coefficient électrique ne reporte aucune échéance réglementaire :
Concrètement, si votre logement passe de G à F grâce à la réforme, vous avez jusqu'en 2028 pour le rénover ou le vendre. Si votre logement passe de F à E, vous avez jusqu'en 2034. La réforme déplace le calendrier, mais elle ne supprime pas l'obligation de rénover à terme.
Pour les biens classés E, F ou G mis en vente, l'audit énergétique reste obligatoire en complément du DPE. Le reclassement grâce à la réforme peut modifier la classe de votre bien (un F peut devenir E), ce qui déplace potentiellement l'obligation d'audit, mais ne la supprime pas si le nouveau classement reste E ou inférieur.
Le nouveau coefficient de conversion de l'électricité (1,9 au lieu de 2,3) s'applique depuis le 1er janvier 2026, conformément à l'arrêté du 13 août 2025 publié au Journal officiel du 26 août 2025. Tous les DPE réalisés à partir de cette date intègrent automatiquement le nouveau calcul.
Vrai. Aucun logement ne verra son étiquette baisser. La réforme ne peut qu'améliorer ou maintenir le classement existant. Un logement classé D avant le 1er janvier 2026 ne peut pas passer en E à cause de la réforme.
Pas automatiquement. Les DPE réalisés entre juillet 2021 et décembre 2025 restent valables 10 ans avec leur classement d'origine. Mais il est possible de les mettre à jour gratuitement via le portail de l'Observatoire DPE-Audit de l'ADEME pour obtenir une attestation reflétant le nouveau calcul, sans faire intervenir un diagnostiqueur.
Si votre logement reste classé G malgré le nouveau coefficient, le classement G ne résulte pas principalement de l'énergie électrique mais de l'isolation ou de l'équipement de chauffage. Deux options s'offrent à vous : réaliser des travaux de rénovation énergétique pour sortir du classement G, ou vendre le bien. Notre guide sur les aides à la rénovation pour les logements locatifs liste les dispositifs disponibles (MaPrimeRénov', éco-PTZ, CEE) pour financer ces travaux.
Non. L'interdiction de location des logements classés F reste fixée au 1er janvier 2028, sans report. En revanche, des propriétaires dont le logement était classé G (déjà interdit à la location depuis 2025) et qui passent en F grâce à la réforme retrouvent temporairement le droit de louer leur bien jusqu'en 2028.
Il n'existe pas d'obligation légale d'information spontanée en cours de bail pour un reclassement issu de la réforme. En revanche, si vous souhaitez bénéficier de la levée du gel des loyers (logement passant de F à E ou mieux), vous devez remettre l'attestation DPE actualisée à votre locataire avant toute demande de révision.
Oui, au même titre que les logements individuels. Par ailleurs, depuis 2026, le DPE collectif est obligatoire pour les copropriétés de moins de 50 lots, ce qui peut interagir avec le DPE individuel. Si vous êtes copropriétaire dans un immeuble avec chauffage collectif électrique, l'impact de la réforme dépend du mode de calcul retenu par votre diagnostiqueur.
La réforme DPE 2026 est une opportunité pour les propriétaires bailleurs dont les logements chauffés à l'électricité étaient bloqués par un mauvais classement énergétique. Sur les 850 000 biens qui changent de classe, une partie significative concerne des logements du parc locatif gérés par des propriétaires bailleurs en attente de régularisation :
Manda accompagne les propriétaires bailleurs dans la gestion locative, la conformité réglementaire et la coordination des travaux de rénovation énergétique. Contactez un expert Manda pour évaluer l'impact de la réforme DPE 2026 sur votre patrimoine.

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