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L’achat d’un bien en copropriété implique une distinction entre espaces partagés et espaces individuels. Que vous soyez nouvel acquéreur ou copropriétaire aguerri, bien différencier les parties communes et privatives vous permet d'éviter des malentendus… et parfois même des conflits juridiques. Ces notions définissent qui possède quoi, qui entretient quoi et surtout, qui paie quoi !
En copropriété, les parties communes représentent tout ce qui est partagé entre les copropriétaires.
Les parties communes sont définies par la loi (notamment l’art. 3 de la loi du 10/07/1965). Elles regroupent les éléments bâtis ou non bâtis affectés à l’usage ou à l’utilité de tous les copropriétaires. Cela signifie qu'aucun copropriétaire ne peut s’en attribuer la jouissance exclusive, sauf disposition contraire précisée dans le règlement de copropriété.
En cas de doute sur la nature commune ou privative d’un élément, le règlement de copropriété est votre meilleur allié !
Certaines parties communes sont évidentes, d’autres moins :
Bon à savoir : certaines parties dites à usage privatif, comme une terrasse rattachée à un appartement, restent juridiquement communes, bien que leur usage soit exclusif.
Le syndic de copropriété est chargé de la gestion et de l’entretien des parties communes. Cela comprend :
⇨ Pour aller plus loin avec Manda : “Parties communes en copropriété : votre guide ultime !”
Contrairement aux parties communes, les parties privatives sont celles réservées à l’usage exclusif d’un copropriétaire. Elles ne peuvent être utilisées, modifiées ou entretenues que par leur propriétaire.
La loi précise que les parties privatives désignent les parties du bâtiment qui appartiennent exclusivement à un copropriétaire, et dont il a l’usage complet.
L’entretien, les réparations et les aménagements de ces espaces relèvent de la responsabilité individuelle. Toutefois, ces droits ne sont pas absolus. Il est interdit d’y réaliser des travaux qui pourraient :
Bon à savoir : toute intervention sur un mur porteur (même à l’intérieur d’un appartement) nécessite une autorisation en assemblée générale.
Voici quelques exemples de parties privatives :
Il est indispensable de se référer au règlement de copropriété pour éviter toute confusion.
⇨ Pour aller plus loin avec Manda : “Exploiter une partie commune à usage privatif en copropriété”
Un copropriétaire a l’obligation d’assurer l’entretien régulier de ses parties privatives pour ne pas dégrader le bâtiment ou nuire aux autres habitants. Cela inclut :
En cas de dommages causés par négligence, les frais peuvent être imputés au copropriétaire fautif.
À retenir : en copropriété, la liberté individuelle s’arrête là où commence le droit collectif.
* : élément dépendant du règlement de copropriété
Ces différences ont un impact direct sur la gestion, les responsabilités et les coûts de gestion de la copropriété.
Les charges afférentes aux parties communes sont réparties entre tous les copropriétaires selon leurs tantièmes. Cela signifie qu’un appartement plus grand paiera généralement plus de charges.
Les parties privatives, elles, sont entièrement à la charge de leur propriétaire, tant pour l’entretien courant que pour les travaux exceptionnels.
À retenir : plus votre lot est grand ou plus vous utilisez certains services, plus vos charges seront élevées.
Les travaux dans les parties communes doivent être validés en assemblée générale. Cela inclut :
Dans les parties privatives, les travaux sont libres tant qu’ils ne nuisent pas à la copropriété. En revanche :
Chaque acteur de la copropriété a des responsabilités clairement définies en matière de parties communes et privatives.
Le syndic de copropriété assure la gestion technique, administrative et financière des parties communes. Il exécute les décisions prises en assemblée générale, notamment :
Il est l’interlocuteur privilégié pour tout problème dans les parties communes.
⇨ Pour aller plus loin avec Manda : “Obligations du syndic de copropriété : Le guide essentiel pour 2025”
Chaque copropriétaire est entièrement responsable de l’état de ses parties privatives :
En cas de négligence entraînant un dommage aux parties communes, le copropriétaire peut être tenu de payer les réparations.
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La distinction entre parties communes et privatives a de nombreuses conséquences juridiques.
Les conflits les plus fréquents concernent :
Ces conflits peuvent mener à :
Bon à savoir : les litiges liés aux parties communes ou privatives sont la principale cause de contentieux en copropriété.
Un propriétaire peut vouloir aménager ses parties privatives, mais certaines transformations nécessitent une validation préalable :
Le respect du règlement de copropriété et l’approbation en AG sont alors obligatoires.
La vente d’un lot privatif est libre. En revanche, la vente d’une partie commune (ex. : local commun transformé en logement) nécessite :
Les charges constituent un sujet sensible en copropriété…
Chaque copropriétaire paie des charges proportionnelles à ses tantièmes. Ces charges financent :
Certaines parties communes, comme les jardins, les ascenseurs ou le chauffage collectif, engendrent des charges spécifiques, souvent appelées charges spéciales. Seuls les copropriétaires concernés les paient.
Par exemple :
Madame L. est copropriétaire d’un appartement situé au dernier étage d’une résidence lyonnaise construite en 2012. Ce logement dispose d’une vaste terrasse de 35 m², accessible uniquement depuis son séjour. Elle envisage de poser une pergola bioclimatique sur cette terrasse pour en profiter été comme hiver.
Avant d’entamer les travaux, elle consulte le syndic, pensant qu’il s’agit d’une partie entièrement privative. Or, le règlement de copropriété stipule que les terrasses sont des parties communes à usage privatif.
La terrasse de Madame L. n’appartient donc pas en propre à son lot de copropriété. Elle est en réalité une partie commune dont l’usage exclusif a été accordé à la copropriétaire par l’acte de vente. Cela signifie qu’elle peut en profiter librement, mais qu’elle n’en détient pas la propriété pleine et entière. Toute modification de l’aspect ou de la structure de cette terrasse nécessite donc l’accord préalable de l’assemblée générale.
Madame L. doit donc respecter une procédure spécifique pour faire approuver son projet :
Elle joint également une demande d’autorisation préalable à la mairie, car la pergola pourrait modifier l’aspect extérieur de l’immeuble.
Lors de l’assemblée générale, les copropriétaires discutent du projet. Certains expriment des craintes :
Le syndic rassure l’assemblée : la pergola repose sur pieds autoportants, sans perforation du sol. Madame L. accepte même de la choisir en gris anthracite, couleur des volets de l’immeuble, pour préserver l’harmonie architecturale.
Résultat : le projet est approuvé à 75 %.
La distinction entre parties communes et privatives est bien plus qu’une question juridique. Elle conditionne la bonne entente, la répartition des charges et la valeur patrimoniale de l’immeuble. Nous vous conseillons de relire attentivement le règlement de copropriété, de consulter le syndic en cas de doute ou de projet de travaux et de respecter les procédures avant toute modification.
Chez Manda, votre syndic de copropriété innovant, notre équipe est toujours disponible pour vous accompagner et vous aider dans vos démarches. N’hésitez pas à nous solliciter !
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Consultez le règlement de copropriété. En cas de doute, demandez l’avis du syndic ou d’un notaire.
Absolument pas. Les parties communes sont accessibles à tous, sauf disposition contraire expressément indiquée.
En règle générale, un balcon est considéré comme une partie commune à usage privatif (la jouissance est exclusive mais la dalle est une partie commune).
S’il s’agit d’un compteur unique pour la copropriété, celui-ci est une partie commune. Dans le cas d’un compteur d’eau individuel, c’est une partie privative.
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